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Résidence d'artistes au centre culturel

Publié le 27 février 2019 dans Centre culturel

Le centre culturel et l’association Arto ont accueilli en résidence d’écriture la compagnie de théâtre de Rue Uz et Coutumes en novembre 2018 et février 2019 dans le cadre d’un projet d’échange entre la France et le Rwanda.

Interview de Dalila Boitaud, auteure, comédienne et metteuse en scène*.

Résidence d'artistes au centre culturel

Tout dépend du nombre de vaches : drôle de nom pour un spectacle…

D. Boitaud – Il fait référence à la façon dont les colons belges ont défini qui était « Hutu » et qui était « Tutsi », le critère étant la possession d’un nombre de vaches respectivement inférieur ou supérieur à 10 !

Après deux spectacles sur le génocide au Rwanda dédié à un public adulte, vous souhaitez vous adresser aux enfants : comment aborder une telle question avec un public préadolescent ?

D. B. – Après 10 ans de travail documenté sur les récits des témoins directs – les survivants – et ceux des grands témoins que sont les historiens, les journalistes, les psychologues, etc., nous souhaitions travailler sur la transmission, l’évolution de la mémoire du génocide.

C’est la première fois que l’on arrive de façon si évidente à parler de la Beauté. Si nous avions parfois utilisé l’humour pour évoquer ce passé – car les survivants en ont besoin - là, on aborde la beauté d’un pays magnifique, les volcans, la faune, les fleurs, celle de mes amis rwandais…

Paradoxalement, avec cette histoire de vaches, c’est aussi la première fois que je raconte de façon aussi cruelle ce qu’il s’est passé, la sordide stupidité de la discrimination.

En quoi consiste cette résidence d’écriture ?

D. B. – Après une première résidence en Belgique en décembre 2018, où j’ai été libérée de toute contingence matérielle pour me consacrer tout entière à l’écriture – une étape dont il faut prendre soin –, Arto et le centre culturel ont mis à disposition de la compagnie des ressources précieuses dont nous avions besoin pour parfaire notre temps de recherche et d’écriture.

Outre les locaux, nous avons pu échanger avec des enfants de Ramonville dans le cadre d’ateliers organisés avec trois classes de CE1 et CE2 de l’école Saint-Exupery et rencontrer des psychologues de l’Asei et un chercheur en psychologie du développement de l’université Paul-Sabatier pour les interroger par exemple sur les éléments constitutifs d’un traumatisme dans la petite enfance. C’est une aide précieuse à la création.

Comment se sont déroulés les ateliers avec les enfants ?

D. B. – Nous leur avons raconté simplement ce qu’il s’est passé au Rwanda, que nous souhaitions faire un spectacle, et que nous avions besoin de leur aide pour savoir comment s’y prendre. Les plus petits ont dessiné des vaches que nous apporterons à d’autres enfants d’une école de Kigali (qui leur enverront aussi leurs dessins).

Une discussion franche s’est engagée avec les plus grands : « une vache qui parle, ça vous évoque quelque chose ? », « avez-vous déjà vécu une situation d’injustice ? », etc. Un petit garçon, Mathis, nous a donné une idée dont on se servira sûrement…

* Dalila Boitaud-Mazaudier travaille avec un autre comédien (Hadi Boudechiche issu du théâtre d'objet), un scénographe (Adrien Maufray) et un musicien.

 

Centre culturel de Ramonville
Place Jean Jaurès
31520 Ramonville Saint-Agne05 61 73 00 48

Horaires d'accueil

  • Lundi et mardi :
    14h-18h
  • Du mercredi au vendredi :
    10h-12h/14h-18h
  • Samedi et dimanche :
    Fermé